Gastronomie et vin par C&N
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· Vins blancs dégustés par C&N (10)
· Vins rouges dégustés par C&N (13)
belle découverte un dimanche après-midi vers 15h30,(et oui on vous accueille encore à cette heure et avec le s...
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Par Anonyme, le 11.11.2009
j'attends que tu m'offres ce restaurant avec impatience pour la fête des mères. (lol, comme tu dis)....
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Par maman Sylvie, le 04.11.2009
une soirée sympa en effet. même s'il est vrai que les grenouilles de poulet sont un peu sauvages... et quitten...
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Par David, le 01.11.2009
description réussie même si la patronne et en réalité bien plus "grave" que ça!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!! !!
j...
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Par céline de droitur, le 01.11.2009
bonjour ami(e) blogueur(se)
je recherche des histoires ou anecdotes, amusantes, vraies, qui vous sont arri...
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Par vos-histoires, le 12.09.2009
pour terminer la découverte de conques, juste une petite suggestion. prenez le sentier qui part en contrebas d...
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Par David, le 31.08.2009
j'ai oublié de signer. ma famille est originaire de là bas. ...
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Par Aude, le 19.08.2009
pour bien connaître limoux, j'espère que vous avez testé l'authentique charcuterie traiteur de madame vaquiez ...
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Par Anonyme, le 19.08.2009
ç trop beau, merci.http://b luemoon.center blog.net...
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Par bluemoon, le 14.08.2009
d'abord, je ne suis pas cardiaque, j'ai juste le coeur fatigué. mais, je suis d'accord avec mon gendre, le sit...
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Par Sylvie, belle-mama, le 21.07.2009
en ce qui nous concerne, on aura tout le plaisir de les goutter l'année prochaine, on vous attend d'ailleurs p...
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Par Aude et Romuald, le 03.07.2009
"le plaisir des goûts ne se fait que si l'esprit discerne !!!"
le discernement, c'est le véritable fondement ...
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Par Eric, le 29.06.2009
pour les avoir fait en mars, je conseille pour les grands passionnés d'histoire et d'architecture , la visite ...
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Par Aude, le 28.06.2009
bonsoir, tres tres bien ton blog, je peut pas m'en passer de venir tellement il et bien, felicitation, bonne ...
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Par robert, le 25.06.2009
branchés bio, produits du terroir ou bien gastronomie ?
alors votre avis m'intéresse !
bonjour tout d'ab...
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Par Laura, le 17.06.2009
Date de création : 25.05.2009
Dernière mise à jour :
09.11.2009
51
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Vous avez envie de voir le spectacle des 120 ans de la Tour Eiffel ou tout simplement vous vous balladez dans le quartier, poussez la porte du restaurant Le Coq, 2 place du Trocadero. Vous ne serez pas deçu malgré les prix un peu élevés.
Entendons-nous bien, il est un peu cher mais l'investissement en vaut la chandelle ! (les plats sont entre 22 et 33 €, les desserts entre 8 et 13 €). La carte est originale, tout en proposant des classiques de la brasserie parisienne. Avant de vous mettre l'eau à la bouche, nous allons vous parler du décor qui fait partie de la réussite de la soirée que vous passerez. Vous entrez dans un univers feutré et moderne plein de contrastes. Des iceberg lumineux vous accueillent. Ils changent de couleur, ce qui produit une ambiance "lounge". Les tables métalliques rouges tranchent avec les fauteuils en velours marron. C'est vraiment classe et moderne, le seul à jouer ce créneau-ci sur la place du Trocadero. Nous apprécions aussi les toilettes très design et hyper propres... et oui, ça fait aussi partie des choses importantes d'un restaurant !
Venons-en au repas. Nous avons pris respectivement un Blanc de poulet juste doré sauce curry et son chutney à la mangue et une milanaise. Le premier plat est un régal. Le poulet est tendre, doré à point. La qualité de la viande est au rendez-vous. La sauce au curry est dans les bons tons (de couleur et de goût !!!). Le Chutney de mangue adoucit le tout, rendant le plat très bien équilibré. Nous vous conseillons de prendre en accompagnement la purée, une de ces purées exquises qui se suffissent à elles-seules. En ce qui concerne la Milanaise, elle est surprenante par sa finesse et sa grandeur. La panure est croustillante et bien cuite. Les fleurs de sel lui donne une petite touche supplémentaire de croquant. Les pâtes à la sauce tomate qui peuvent être servies exclusivement avec la milanaise sont simples mais excellentes. Les deux plats sont parfaitement réalisés. Remercions le chef !
Pour les desserts, nous en avons goutez trois... un régal. Pour le classicisme revisité, prenez les blancs en neige et ses pralines. C'est sucré à souhait, c'est beau comme une oeuvre de Chagall et c'est original comme une Terre bleu comme une orange. Bref, testez-les. La tarte au chocolat est succulente. Elle est de la bonne taille, ni trop petite ni trop grosse. A l'intérieur, vous découvrirez un chocolat onctueux avec des particules croustillantes comme des gauffrettes. Nous vous conseillons aussi grandement le macaron pistache / framboise. Comme son nom ne l'indique pas, le macaron est à la pistache, garni d'une crème patissière très goûtue prisonnière de framboises. Le tout est servi avec un coulis de framboise. Sublime tout simplement.
Il est à noter aussi que la carte des vins est impressionnante. Ils sont tous très bien choisis et vous pourrez même, si vos finances le permettent, prendre un château Yquem ou un Cheval Blanc. Mais rassurez-vous, des vins beaucoup plus abordables sont sur cette carte.
Le service est parfait, les serveurs vraiment gentils et attentionnés. Et puis, si vous avez autant de chance que nous, vous aurez certainement un spectacle sociologique en supplément. Nous nous expliquons : on a eu le droit à une américaine qui se met à pleurer parce qu'elle n'aime pas ses crevettes trop "spicy" puis qui se vautre sous la table entre les plats, des vieux bourgeois parisiens jamais contents refusant la table proposée ou renvoyant le poisson à cause des arrêtes (le riche aime son confort !) et enfin un vieux fils à papa qui ne pose même pas sa parka pour manger en tête-à-tête avec sa maman du 16ème... et qui n'ont rien à se dire. Très instructif !
Allez-y... c'est un restaurant de grande qualité à tous les niveaux.
Voici encore un bordeaux... mais on ne se refait pas ! Nous vous invitons à découvrir ce Graves, Château Moulin de Clairac, 2006 produit sur la commune de Illats. Disons-le tout de suite, c'est un vin de négociant, élaboré pour la maison Ginestet, grand négociant de qualité du vignoble bordelais.
Il est très classique pour un Graves, avec un équilibre entre force et onctuosité. Bien évidemment, il est très jeune et mérite une bonne dizaine d'années de garde pour obtenir son apogée gustative. Mais vous pouvez le boire maintenant, sans crainte. Ce vin est conçu sur la base de la charte de qualité demandée par le négociant Ginestet. Pour connaître de près les pratiques faites en bordelais, nous vous assurons que cette charte n'est pas simplement des mots... elle est vraiment un fil conducteur pour les vinificateurs souscrivant à ce contrat.
Parlons vin plus précisément. Ce Graves est tannique, rien de bien surprenant étant donné que nous sommes dans des bordeaux à corps contrairement à d'autres plus à l'est. Il est puissant. Son nez nous offre des senteurs de fruits rouges (nous avons découvert principalement de la framboise et du cassis). Et puis, au goût vous découvrirez inévitablement des touches de vanille et de bois... tout est histoire de barrique neuve ! Vous voyez, un Graves classique mais une valeur sûre.
Il accompagnera vos viandes rouges et surtout le canard. Mais comme tout bon bordeaux, il se marie très facilement avec nombre de mets.
A vos verres... mais raisonnablement. Le plaisir des goûts ne se fait que si l'esprit discerne !!!
Si vous vous promenez dans les alentours de la ville de Riom et que vous souhaitez faire un restaurant gastronomique alors poussez la porte du restaurant la Papillote à Saint-Hippolyte (Chatel-Guyon). Ne vous fiez ni à la devanture (horrible entre nous !) ni à la salle de réception (qui mériterait une décoration un peu plus tendance). Une fois ces a priori dépassés, installez-vous et laissez-vous surprendre par la cuisine goûteuse du lieu.
Ce restaurant propose un menu du jour à 10,40 €, des menus à 21 et 28 € et surtout un menu gastronomique à 34 € (qui était à 38 avant la baisse de la TVA... un bel effort de la part des propriétaires). Nous apprécions la différence qui existe dans les prix laissant une plus large possibilité à tout le monde de se régaler. Nous avons eu la chance de prendre le dernier menu. Il est à tomber... sans exagérer.
Vous commencerez par une mise en bouche. Le week-end dernier, elle se composait d'un velouté de potiron accompagné d'un sushi au chou blanc et au saumon. Une vraie originalité à découvrir ! Pour les entrées vous aurez le choix entre du très bon et du très bon... que choisirez-vous, là est la question ? La salade de Saint-Jacques sur lit de champignons et son granité de pamplemouse est un régal. Apparemment, l'assortiment de foie est tout aussi exquis (foie poêlé au sésame, crème brulée au foie gras et foie gras fait maison). Puis vient le tour du poisson. Nous vous conseillons grandement les queues d'écrevisses au gingembre, comment dire... divin ! Il est temps de faire une pause. Le "trou normand" est remplacé par un granité au champagne et aux mûres, c'est frais et délicieux. Nous pouvons maintenant repartir sur la viande. A ne pas hésiter une seconde, prenez le magret de canard et son velours de myrtilles. Le gratin dauphinois, la poêlée d'aubergines et de courgettes ainsi que la purée à la carotte accompagnent la viande avec succès. Arrive ensuite le plateau de fromages, quasiment que des fromages auvergnats, certainement les meilleurs (lol, on ne se refait pas !). Vous finirez ce repas par une assiette gourmande de friandises. Pour le commun des mortels (re lol), vous aurez droit à une crépinette garnie de chantilly, une crème au chocolat accompagné de zestes d'orange confits, une glace fruits rouges, un soufflé d'automne, une crêpe à la pomme et un granité citron-thym... Pour les autres (à savoir ceux qui sont allergiques au chocolat !!!), l'assiette est légèrement modifiée : nem à la banane, pain perdu à la pomme et à la cannelle, vacherin...
Un très bon moment gastronomique. De plus le service est vraiment agréable, professionnel et agréable. Prévoyé bien trois heures pour ce menu gargantuesque. Offrez-vous ce plaisir pendant vos vacances.
Nous vous présentons un vin que nous avons dégusté dans un restaurant gastronomique. Ce vin n'est pas très courant, il est pourtant d'une très grande qualité. Goûtez à ce Côteaux du Giennois, Terre de Fumée, sauvignon blanc, de Henri Bourgeois, millésime 2008.
Le petit vignoble du Giennois se trouve entre la Loire et la Nièvre, spécialisé dans les vins blancs. Il est courant de les comparer avec ses cousins du Pouilly Fumé et du Sancerrois. C'est vrai qu'il existe des ressemblances mais ils ont également leur propre caractère. Ce vin est élaboré à partir d'un cépage très répandu : le Sauvignon Blanc. La richesse de ce Côteaux du Giennois se trouve dans la technicité des vignerons qui en font un vin à la fois minéral et fruité. Les éléments du terroir sont presque effacés pour laisser la place à la vinification "artistique" des viticulteurs.
C'est pour cela que vous découvrirez des notes de pêches blanches lorsque vous commencerez à goûter ce vin. Une fois en bouche, les arômes de poire apparaissent et se marient avec les autres fruits blancs insoupçonnables de ce sauvignon. Bien sûr, les viticulteurs jouent aussi avec les "tendances naturelles" du terroir et c'est pour cela que vous aurez un "arrière goût" minéral une fois ce vin oxygéné. Mais l'équilibre subtil est au rendez-vous.
Il se marie parfaitement avec les poissons fins, les crustacés (sur des écrevisses, c'est un régal) ou bien sur des entrées à base de foie. plus largement, vous pourrez le découvrir sur des plats simples (pâtes, crudités, viandes blanches...). Il est parfait aussi en guise d'apéritif.
A vos verres... mais raisonnablement. Le plaisir des goûts ne se fait que si l'esprit discerne !!!
Voilà bien longtemps que nous n'avions pas fait un resto aussi appétissant pour un prix riquiqui !!! Nous vous conseillons vivement l'Arlequin, restaurant original sur l'avenue des Célestins à Vichy. Tout y est parfait, dans son style.
Ne vous attendez pas à un grand restaurant, dans tous les sens du terme. C'est un petit resto dont la cuisine est simple mais originale à la fois. Essayez le menu à 11,65 € servi aussi bien le midi que le soir, le dimanche et les jours fériés. Il est à noter que ce menu était à 13 € et que les propriétaires ont vraiment baissé les prix de leur carte depuis la baisse de la TVA. Ce menu vous propose un grand nombre de galettes et de salades mais surtout les spécialités de l'Arlequin, à savoir les patates. Ce sont, comme son nom l'indique, des pommes de terre coupées en deux avec une garniture au choix (andouillettes fromage, raclette, etc.) servies avec de la salade et un mini bol de beurre... oubliez le régime et savourez ce plat d'une simplicité effarante mais d'une qualité défiant toute concurrence.
La suite du menu est à la hauteur des espérances de cette critique gastronomique enjouée !!! Vous aurez le droit à une assiette de fromages d'Auvergne ou à un grand fromage en faisselle avec crème à déguster avec du sel et du poivre pour les gens normaux ou du sucre pour les plus "originaux" (nous plaisantons, nous présentons simplement une vieille guéguerre entre Berrichons et Auvergnats !). Enfin vous vous régalerez avec le dessert. Nous avons pris une crêpe écureuil (crêpe avec du caramel, glace à la noisette et chantilly). Voilà de quoi bien finir ce repas convivial.
Un dernier mot pour plébiciter l'accueil et le service. La serveuse est pro et très souriante, un plus que l'on n'a pas partout, il est donc important de le mentionner. Dernier conseil : pensez à réserver... les places sont rares !!!
Les vins originaux sont toujours d'agréables surprises pour la dégustation. Vous commencez à connaître nos goûts pour les "petites appellations" qui procurent de très bons vins, surtout quand les viticulteurs ont la maîtrise parfaite de leur nectar. Laissez-vous envouter par ce Ladoix, domaine Cachat, 2002.
Ce vin est un cadeau reçu il y a maintenant quelques années... nous remercions les amis qui nous l'ont offert. Nous conseillons à nos lecteurs d'offrir ce vin à leur tour à tous ceux qui apprécient le bon vin. Le Ladoix est un "breuvage divin" de la Côte d'Or. Cette appellation se cantonne à la commune de Ladoix-Serrigny. Le rouge est produit à partir d'un vignoble de 81 ha, c'est-à-dire un vignoble minuscule. En Bourgogne, ce genre d'appellation est rapproché des "climats" qui n'est autre qu'une autre appellation du mot plus générique terroir. Mais le sublime des Bourgogne ne provient pas de la terre mais des hommes, le Ladoix est un vin de vigneron !
Ce vin élaboré à partir du pinot noir (cépage roi de la Côte d'Or) est parfaitement équilibré. Il a une robe etourdissante d'un rouge magique. En effet, sa couleur est foncée aux premiers abords, et si vous y plongez vos yeux plusieurs secondes vous vous apercevrez que ce vin est d'un rouge translucide, un rouge bourgogne grenat d'Inde. Venons-en à son nez. La framboise vous titillera les narines dès l'ouverture de la bouteille. Humez-le quelques instants et le sureau et la griotte (tous les dégustateurs d'hier n'étaient pas convaincus par la cerise) apparaitront sans trop tarder. Enfin, une fois en bouche, ce vin révèlera toute son ambiguïté : force, fraîcheur et subtilité. La framboise est encore au rendez-vous mais vous découvrirez toutes les nuances des vins boisés. Nous dirions même "sous-boisé". En goûtant ce vin, vous aurez l'impression de vous ballader dans un bois d'automne.
Ce vin accompagne à merveille la viande rouge et les gibiers à plumes... idéal pour vos repas de fin d'année à venir. Bonne dégustation.
A vos verres... mais raisonnablement. Le plaisir des goûts ne se fait que si l'esprit discerne !!!
Vichy est une ville que nous connaissons bien puisqu'une partie de notre famille habite à quelques kilomètres de cette charmante petite agglomération auvergnate, bourbonnaise dirons certains ! Il est toujours difficile d'aller dans un restaurant d'un lieu connu sans préjugés. Nous avons quand même tenté une virée dans ce lieu "mythique" de Vichy.
Des amis nous avaient fait part de leur expérience et certains en étaient très contents, d'autres déçus. Voici donc nos impressions. L'ambiance est sympathique, ce petit bouch' lyonnais est tout en longueur, avec des nappes rouge et beige à carreaux. Les murs sont recouverts de signatures et de mots des clients, ils laissent une trace de leur passage. Vous pourrez le faire également... ça forme ainsi un palimpseste. Vous admirerez les signatures de Gérard Lenorman, Pierre Richard, entre autres. Dans l'entrée, vous serez accueilli par la "patronne", un peu sortie de nulle part, le cliché absolu de la directrice d'un bouchon, clope au bec, passez-moi l'expression ! ça peut déplaire. Mais ne jugez pas trop vite, nous pensons que ça fait aussi partie du décor.
Côté nourriture, rien à redire. La qualité est au rendez-vous. Nous avons pris le menu à 25 euro (il en existe un moins cher, 18,50). En entrée, le gâteau de foies de volaille servi sur une sauce à base de tomate est une curiosité très réussie. Si vous n'optez pas pour la volaille, tentez le saucisson chaud sur lit de pommes de terre, une entrée simple mais bonne. Pour le plat, prenez la spécialité : les grenouilles de poulet. Ce sont des morceaux de volailles (la fourche) préparés comme des cuisses de grenouilles. C'est très bon et généreux en plus. Bon, il faut bien reconnaître que ce n'est pas très pratique à manger, il faut y aller avec les mains (mais heureusement vous aurez un rince-doigts). Résultats : il se peut que quelques grenouilles de volailles vous échappent et attérisent sur la table derrière vous ou bien que le verre vous glisse entre les doigts et se fracasse par terre... Si, Si, je vous assure ça nous est arrivé la même soirée !
En parlant de verre, nous vous conseillons le Saint-Joseph "en vrac", très bon rapport qualité-prix. Il est parfaitement équilibré, puissant sans être agressif.
Revenons au diner. Passons maintenant aux desserts. Rien de bien surprenant, des desserts très classiques mais plutôt réussis. Pour les fans de cacao, goûtez le moelleux au chocolat, pour les fans de rhum prenez le baba (j'en suis baba !!! bon d'accord, blague un peu trop facile !).
Bref, un bon moment en perspective. Une critique tout de même, le menu mériterait d'être quatre - cinq euro moins cher...
Voici un vin que l'on peut qualifier de valeur sûre. En effet, même s'il est possible de trouver de mauvais Médoc, il est rare de tomber dessus. Les Médoc ont une image de marque à respecter. Nous vous conseillons aujourd'hui un Médoc, Château Caussan, 2007, élaboré par J-M. Ducrocq.
Ce vin est produit au Château Caussan, un vrai château architecturalement parlant, chose assez rare dans le Bordelais qui est la région des châteaux sans châteaux ! Il est abordable puisque vous le trouverez à moins de 5 euro. Bien évidemment, c'est un vin d'assemblage comme la grande majorité des Bordeaux. Vous reconnaîtrez aisément les trois cépages rois, le cabernet-sauvignon, le cabernet-franc et le merlot. Le premier est le plus marqué. Il lui confère sa typicité, son caractère et son charme. Il est puissant sans être véritablement tannique.
Lorsque vous le porterez au nez, les arômes de fruits rouges vont viendront sans les chercher. Il est fruité, à ne pas en douter. Toutefois, il est plus complexe et subtile que cela. Son bouquet vous offre des nuances de fruits rouges et notamment le cassis, la groseille et la mûre, alliées à des touches d'épices. Vous ne comprendrez pas immédiatement cette sensation qu'il vous laisse en arrière-bouche. Nous pensons que c'est sa particularité. Effectivement, des tannins boisés (doux) apparaissent au dernier moment. D'habitude, ils font surface dès les premières gorgées. Pour ce vin, il en est autrement. Ce goût boisé harmonisera votre dernière sensation de dégustation.
Sa robe rubis écarlate vous prouvera toute sa capacité à vieillir (dans 5 ans il sera à son optimum) et sa jeunesse fougueuse. Si vous aimez le côté brut des Médoc, c'est maintenant qu'il faut le boire. En revanche, si vous appréciez la douceur angélique des Médoc âgés, laissez-le gagner en années.
Il accompagnera nombre de plats, à peu près toutes les viandes en sauce, tous les fromages, y compris les plus forts. Il se mariera moins bien avec les desserts hormis les fraises.
A vos verres... mais raisonnablement. Le plaisir des goûts ne se fait que si l'esprit discerne !!!
Vous voulez surprendre vos amis qui viennent diner chez vous... alors ouvrez sans hésiter ce vin... merveilleux. Laissez-vous envoûter par cet Arbois Blanc, Domaine Rolet, 2003.
Ce vin parfaitement équilibré est plus abordable qu'un Arbois 100% Savagnin. Ce vin de la maison Rolet est élaboré à 80% de Savagnin (cépage endémique du Jura) et de 20% de son cousin bourguignon, le chardonnay. Ce mélange lui confère une douceur que les 100% savagnin ne possèdent pas. A quoi ressemble ce vin si jurassien ? Et bien à aucun autre... pour faire simple.
Humez-le !!! si vous le faîtes découvrir à l'aveugle, vos invités se tromperont à coup sûr. Ils le prendront pour un vin de noix. Mais seulement à la première impression car en réalité cet Arbois est bien plus complexe et surtout moins alcooleux que le vin de noix. Certes, les arômes de noix sont présents mais vous y trouverez également des nuances de minéraux, légèrement calcaires. Son nez est très agréable. Passez à la dégustation... une surprise, voilà à quoi se résume l'envoûtement gustatif de ce vin. Puis une fois ouvert en bouche, vous sentirez se mélanger des fleurs à la noix et aux goûts plus subtiles des fruits moins connus comme la nefle. En arrière-goût, vous pourrez découvrir, de façon inattendue, de la poire.
Sa robe est dorée comme un ruisseau d'automne, étincellante comme une pluie de poussière d'étoile. Les reflets cuivre emmeneront votre imagination à cent mille lieux d'ici, au coeur des régions d'ocre. Un vin sublime par sa couleur et son goût.
Les détracteurs des vins jurassiens vous diront qu'ils sont difficiles à associer. Que nenni ! Fichtre que c'est faux (bon, je vous l'accorde, ça fait beaucoup de jurons de pensionnat de jeunes filles !). Ce vin se marie aussi bien avec une entrée de crudités que sur une salade d'hiver (endives, noix, jambon, mâche, poireaux...). Il accompagnera à merveille vos volailles aux champignons et vous pourrez le servir sur un dessert aux fruits exotiques. A vos tire-bouchons.
A vos verres... mais raisonnablement. Le plaisir des goûts ne se fait que si l'esprit discerne !!!
On change de formule aujourd'hui. Ce n'est pas une région que l'on vous invite à découvrir, c'est un lieu et quel lieu ! Le Musée du Louvre à Paris est certainement ce qui se fait de mieux en musée !!!
Vous entrez par l'admirable pyramide de Lei et qu'on ne vienne pas dire qu'elle gâche la cour du superbe palais royal, un monument est fait pour vivre à travers les âges. La découverte du Louvre médiéval est très intéressante : vous passez le long des restes de la forteresse de Charles V où vous pouvez voir une maquette qui montre les nombreux changements (justement !) que le bâtiment a connu au fil des siècles : résidence royale jusqu'à Louis XIV puis plus grand musée du monde !
Un petit tour par les Antiquités Egyptiennes évidemment. Les sarcophages peints, les statues de Pharaon, les papyrus d'Osiris. Les enfants adorent et nous aussi. Un passage vers les arts mésopotamiens et iraniens vaut le coup. Les taureaux géants du chapiteau d'Apadana sont à couper le souffle. Toujours au rez-de-chaussée, prenez le temps de voir les Sculptures Françaises du Moyen-âge : des Vierges à l'enfant romanes magnifiques, le Tombeau de Philippe Pot entouré de pleureurs vêtus de noir...
Au 1er étage, la star se nomme Mona Lisa. A voir bien sûr. Mais n'oubliez pas de vous retournez et d'admirer l'extraordinaire travail de Véronèse et ses Noces de Cana. N'oubliez pas non plus les autres tableaux de Léonard de Vinci (Saint Jean-Baptiste jeune, une merveille) et les chefs-d'oeuvre de la Renaissance italienne en général. En face, David et la Sacre de Napoléon ou le Radeau de la Méduse de Géricault sont incontournables, tout comme les Appartements de Napoléon III meublés et dorés à l'excès. Un détour dans la Galerie d'Apollon (le Soleil a fait une ébauche -merveilleuse- de son autre galerie) où vous pourrez voir les couronnes et bijoux royaux.
Dernier étage : quelques perles éparpillées. Les tableaux des Rois de France que vous avez vu dans vos livres d'Histoire sont là, c'est l'occasion de petits rappels : Henri III est le fils d'Henri II et de Catherine de Médicis mais Charles IX aussi, le frère de la reine Margot, la première femme d'Henri IV (qui n'est pas le fils du III) qui épousera ensuite Marie de Médicis (rien à voir avec Catherine) est-ce clair ? Justement, la vie de Marie de Médicis par Rubens est l'un des joyaux de cet étage. On trouve aussi Ingres, Fragonard, Corot... on apprécie plus ou moins, à vous de voir.
Un périple au cours des siècles et des civilisations extraordinaire à faire au moins une fois dans sa vie. Ou plutôt plusieurs fois car au bout de 2 heures, on n'en peut plus. Inutile de bâcler, autant revenir une prochaine fois.